Existe-t-il plusieurs formes de grossophobie ?

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En effet, à cause de la grossophobie, le fait d’être obèse rend la vie difficile à beaucoup de personnes. Des moqueries, des propos blessants, humiliants et décourageants... Ces individus subissent toutes sortes de violences, verbales et physiques, de la part de leur entourage. Mais ce n’est pas tout. Ils endurent également un traitement injuste venant des autres. Les autres les excluent, les regardent mal ou ne veulent pas se retrouver autour d’eux à cause de leur forme physique.

Le pire reste sans doute le fait que ces expériences effroyables ne se limitent pas à un seul secteur. Que ce soit dans la famille, dans le milieu du travail, ou même en se rendant chez le médecin, ces personnes n’ont droit à aucun répit.

Combien de formes de grossophobie distingue-t-on ?

De manière générale, les professionnels ont identifié deux types de grossophobie selon leur manifestation et le lieu où on les retrouve. Ce sont la grossophobie ordinaire et la grossophobie systématique.

La grossophobie ordinaire

La discrimination dite « ordinaire » envers les personnes obèses constitue la forme la plus violente de la grossophobie. C’est également celle que nous voyons dans la vie de tous les jours. Il s’agit principalement d’un comportement purement violent et que certains considèrent comme normal. Vous vous imaginez alors à quel point cela devient invivable pour une personne obèse.

La grossophobie ordinaire se caractérise ainsi par l’émission de petites critiques, d’opinions non sollicitées, d’insultes et d’humiliations à l’égard des individus obèses ou en surpoids. Aussi appelée grossophobie du quotidien, l’on aperçoit cette forme de discrimination à chaque coin de rue. Elle est pratiquée par tout le monde : dans la rue, dans les restaurants, dans le milieu professionnel, dans les transports en commun, etc. Cela peut aller d’une simple remarque à du harcèlement qui se finit même avec de la violence physique. Le pire, c’est sans doute le fait qu’il n’y a pas de cause particulière à cela. La plupart du temps, c’est purement de la méchanceté gratuite.

D’un autre côté, il y a également la mentalité, la manière dont la société considère les gros. Certains pensent par exemple que les individus obèses ou en surpoids doivent toujours jouer le rôle de l’ami comique. Selon eux, une personne grosse n’a pas le droit d’avoir une image positive ou de faire des efforts pour changer. Elle doit rester grosse pour « amuser la galerie ». C’est alors qu’ils commencent à énoncer des propos complètement insensibles dans le but de faire rire les autres. Pourtant, ces « plaisanteries » n’ont rien de drôle et blessent énormément la victime.

La grossophobie systémique

Si on rencontre la grossophobie ordinaire partout, il existe une autre forme de discrimination que l’on retrouve dans des milieux en particulier. On l’appelle « grossophobie systémique ». Moins directe que la première, elle garde malgré tout un impact important. Elle se caractérise par l’instauration de normes non adaptées à ceux avec une surcharge pondérale.

Nous retrouvons en premier lieu cette forme de grossophobie dans le milieu médical. Vous constaterez qu’un grand nombre de matériels dans ce domaine ont uniquement été conçus pour des patients au poids « normal ». Nous pouvons citer comme exemple les ambulances qui n’acceptent pas de transporter des sujets pesant plus de 130 kg. Pour ceux qui excèdent ce poids, il existe le service d’ambulances bariatrique. En addition, il y a aussi les lits d’hôpitaux standards qui ne supportent pas les patients pesant plus de 110 kg.

En outre, nous rencontrons de même cette forme de grossophobie dans le secteur de la mode. En effet, la taille « standard » des habits confectionnés n’est majoritairement pas accessible pour les sujets en surpoids.

Par ailleurs, nous pouvons également dénoncer la discrimination liée à l’obésité à l’embauche. Beaucoup de personnes obèses se voient refusées par les entreprises seulement à cause de leurs poids. Bien sûr, cela s’accompagne des remarques en tout genre.

Pour finir, les normes adoptées dans d’autres endroits dédiés au public constituent également une forme de grossophobie systémique. Les personnes obèses n’ont tout simplement pas la possibilité de trouver des places à leur taille au cinéma. Dans les transports en commun ou au parc, les sièges ou les bancs disposent d’accoudoirs de sorte à les repousser. Et si les places ne sont pas divisées, on leur demanderait de payer deux tickets.

La grossophobie, une discrimination lourde de conséquences

Qu’il s’agisse de la grossophobie ordinaire ou de la grossophobie systémique, les victimes ressentent les effets de cette discrimination. Elles commencent à se replier sur elles-mêmes, évitant le plus possible les interactions avec l’extérieur. À cause de toutes les critiques, ces individus perdent leur confiance en soi et beaucoup finissent par souffrir de dépression. Cependant, leur vie en société et leur santé mentale ne sont pas les seules à en pâtir.

En effet, au fil du temps, les sujets avec une surcharge pondérale ont de plus en plus de mal à prendre soin de leur bien-être physiologique. Ils ne veulent plus se rendre chez leur médecin et perdent l’envie de sortir pour s’amuser ou pratiquer un peu de sport. Le manque d’assistance médicale et l’absence d’activité physique finissent alors par détériorer davantage leur santé physiologique.

En somme, faire cesser toute forme de grossophobie se révèle nécessaire pour le bien des personnes en surpoids ou souffrant d’obésité. Pour cela, il faudra sensibiliser les autres et changer leur mentalité. Heureusement, beaucoup d’établissements fournissent aujourd’hui des efforts pour qu’elles se sentent plus à l’aise au sein de la société.

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